1 - La cohérence
Converser et/ou se comporter de façon logique et sensée par apport aux normes admises par la société dans laquelle on vit.
- PRÉCISIONS
- logique = de raison, raisonnable, - sensée = qui a du bon sens, le sens commun, - correcte = conforme aux convenances et usages admis et acceptés en référence aux normes sociales.
- QUESTIONS À SE POSER
- Q : La personne est cohérente et logique dans son système de pensée : comment évalue-t-on ? - R : ce n'est pas son propre système qui est évalué, mais les écarts par rapport à ce qui est considéré comme logique et correct par la société.
Exemples
- La modalité est C :
- si la personne se promène toute nue dans un établissement ; - si la personne prend sa fille pour sa mère ; - si la personne fait ses besoins dans une corbeille à papier.
- La modalité est B :
- si la personne a, par moment, une conduite et un raisonnement logique et, par moment, illogique ; - si la personne prétend à tort de façon répétée, qu'elle a été volée mais qui, par ailleurs, ne pose aucun problème ; - si un monsieur a des gestes sexuels déplacés envers les soignants, mais sans excessive agressivité. On retrouvera des troubles du comportement dans d'autres variables, par exemple l'habillage, si la personne met sa chemise par dessus sa veste, ce qui n'est pas correct.
2 - L'orientation
Se repérer dans le temps, les moments de la journée, dans les lieux et leur contenu.
- PRÉCISIONS
Il ne faut pas demander à la personne âgée quel jour est-on ? Combien d'entre nous sauraient répondre le 23 ou le 24 août durant une période de vacances.
- QUESTIONS À SE POSER
Est-ce que la personne âgée sait se situer par rapport aux : - saisons : été, hiver ? - moments de la journée : matin, soir ? - lieux habituels de vie : maison, appartement, quartier, unité de soins ?
Exemple
- La modalité est C :
- si la personne se trompe pratiquement toujours de chambre, - si la personne ne repère pas le jour de la nuit, - si on doit lui rappeler tous les jours l'heure des repas.
- La modalité est B :
- si une personne se trompe rarement de chambre, - si les avis entre l'aide soignante du matin et celle du soir sont divergents, car cette divergence signifie que la personne est orientée parfois orientée et parfois désorientée
3 - La toilette
Elle concerne l'hygiène corporelle.
- PRÉCISIONS
La toilette doit être effectuée par la personne seule spontanément, sans incitation. La notion "habituellement" doit être appréciée avec tact et mesure : on peut faire sa toilette et être propre sans disposer d'installation technique (salle de bains, baignoire, douche), ces installations techniques ne devant pas intervenir dans l'évaluation. On peut également être propre sans respecter rigoureusement les règles d'hygiène d'un service de chirurgie orthopédique avant une intervention, mais en prenant un bain ou une douche par semaine.
- QUESTIONS À SE POSER
Il est essentiel de se demander si l'on est obligé de dire toujours à la personne âgée d'aller faire sa toilette pour qu'elle l'effectue. Il importe aussi de ne pas imposer ses propres règles d'hygiène à une personne qui est propre mais avec d'autres règles culturelles
Exemple :
- La modalité est C :
- si la toilette n'est jamais effectuée.
- La modalité est B :
- si la toilette est effectuée correctement, mais s'il est nécessaire d'inciter régulièrement la personne ou s'il est nécessaire de préparer les affaires de toilettes ou le bain, sans pour autant laver la personne.
Pour renseigner la variable toilette il convient d'abord de codifier l'autonomie pour la toilette des parties hautes puis des parties du corps.
a) TOILETTE du HAUT Visage, tronc, membres supérieurs, mains, rasage, se coiffer. PRÉCISIONS - Le dos a été volontairement supprimé car après soixante cinq ans, on se demande qui serait A. - Pour la coiffure, c'est le coup de peigne ou de brosse qui est retenu. Le travail de la coiffeuse professionnelle n'est pas évalué ici. - Le nettoyage de la denture a été supprimé car la grande majorité des personnes âgées de quatre-vingts ans ne se lave pas plus les dents qu'elle ne nettoie les dentiers. Les soignants ne le font sans doute pas de façon systématique, sauf si l'on lance une action de soins spécifiques. Introduire dents fait perdre toute sensibilité à l'évaluation sur une variable très importante.
b) TOILETTE du BAS Elle concerne les régions intimes, membres inférieurs, pieds. PRÉCISIONS Ne sont pas pris en compte les ongles des orteils, car après quatre-vingts ans la majorité des personnes ont des difficultés. L'intervention de la pédicure n'est pas évaluée ici.
- COMMENT CODER "TOILETTE"
Pour passer de ces deux variables à une variable toilette, on utilisera le raisonnement suivant:
- - si les modalités de toilette haut et bas sont A, celle de TOILETTE est A;
- - si elles sont C, celle de TOILETTE est C ;
- - dans tous les autres cas, TOILETTE est B.
Soit : CC = C ; AA = A ; Autres = B
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